Rassemblement Escalade dans les Cerces

RASSEMBLEMENT FFME DES 20 ET 21 MAI 2017

17 participants se sont inscrits au week-end d’escalade des 20 et 21 mai 2017, proposé par le comité départemental FFME de la Loire dans le massif des Cerces.
Ce petit massif calcaire est coincé entre les vallées de la Guisane et de la Clarée. Il offre de belles escalades sympathiques et bien équipées.

Cette année l’hiver a tardé à venir. Il fut même avare en neige et voici que maintenant, alors que nous sommes au printemps, il écoule son stock qu’il n’a pas répandu au bon moment au grand désarroi des grimpeurs.

Sur la route, nous avons fait un arrêt à La Grave, histoire de rendre un hommage montagnard aux faces nord de la Meije et du Rateau étincellantes de blancheur. Ce n’est pas un rituel nouveau, mais l’attraction de ces cimes majestueuse est toujours aussi forte.

Passage du col du Lautaret. La vallée de la Guisane se découvre à nos regards barrée au sud par la longue muraille blanche du Grand Pic de Rochebrune et des sommets du Queyras. A notre droite, un skieur trace ses virages sur les derniers névés du Combeynot qui viennent lécher la route. Le paysage est resté hivernal.

A 11 heures, nous garons nos véhicules sur le bord de la nationale à l’amorce du raide sentier qui s’élève parmi les mélèzes et conduit à la base de l’éperon de la route.

Ce triangle rocheux, haut de cent cinquante mètres environ a été placé judicieusement par une nature avenante pour couper ce qui aurait été une longue marche d’approche particulièrement fastidieuse pour atteindre la Roche-Robert.

Nous voilà donc éparpillés au pied de cette face parcourue par de nombreuses voies et jouissant, en été, d’une grande fréquentation. Aujourd’hui, la FFME ayant bien fait les choses, nous sommes seuls.

Et pour cause ! Alors qu’un soleil généreux rayonnait dans le ciel, un vent traître et fourbe se mit à souffler une haleine glaciale. Du coup le rocher ne savait plus où donner de la tête, à la fois perturbé par les forces contraires de la chaleur de l’astre solaire et du vent. Fouettées vigoureusement par les bourrasques , les cordées au lieu de se pavaner sur les piliers, se calfeutraient dans les cheminées et autres failles.

Rassemblement des troupes au sommet de l’éperon, le moment pour certains de casser la croûte, puis à nouveau progression dans les éboulis pour rejoindre la base des faces sud et est de la Roche-Robert afin de continuer l’ascension.

La Roche-Robert est une sorte de Mont-Aiguille en miniature, qui malgré sa petite taille domine avec arrogance la vallée de la Guisane. D’accord sa petitesse ne lui permet pas de rivaliser avec les masses de la Roche-Colombe ou de l’Aiguillette, mais sa position centrale offre de belles vues.

Son sommet n’est pas un plateau, mais a l’aspect du faîte d’un toit de maison. Nous l’avons traversé, malgré les assauts du vent, du sud au nord pour descendre en rappels. Le panorama est superbe : du côté de l’alpe du Lauzet se découpent, en dents de scie, les arêtes de la Bruyère connues pour leur traversée tandis qu’en toile de fond se dressent le pic de la Moulinière et la tête de Cassille d’où pendent les longs linceuls des névés. De l’autre, la large et longue face du Combeynot toute habillée de neige d’où émergent des éperons rocheux se donne l’apect des grandes faces Himalayennes. Si, si, si, mais l’illusion ne dure qu’une saison...

Le printemps qui tarde à humaniser ces hauteurs décourage la bonne volonté de la flore. Seuls quelques perce-neige et soldanelles l’annoncent timidement, le reste demeurant en léthargie. Il en est de même pour les bouquetins que nous avons aperçus qui préfèrent encore la fourrure d’hiver au débardeur estival. Les touffes de poils hirsutes, nuisent à leur look, mais ça n’a pas l’air pour autant de les perturber.

Il va sans dire, qu’arrivés à vingt heures au gîte du Lauzet, tous les participants avaient des crocs comme des barrières de jardin, prêts à dévorer tout ce qui leur tombe sous la dent. Heureusement le repas fut bon et le vin et la bière aidant fit apparaître sur les mines réjouies des sourires béats.

Le lendemain, le vent avait fait relâche, mais le gel de la nuit nous a fait préférer l’ambiance chaude des faces exposées au sud. Donc, direction Briançon pour aller grimper dans les escarpements rocheux soutenant la Croix de Toulouse.

De nombreuses voies de difficultés moyennes allant du IV au VI se développent de 6 à 18 longueurs. Le retour aisé se fait sur sentier. L’atmosphère du lieu est méditerranéenne, avec pins, lavandes et... chaleur. Les cordées se sont éparpillées dans le classique « pilier gris », le « pilier bleu », "Toulouose to win" un peu plus dur et « vent d’est », la voie la plus à droite.

Le programme a amené les participants à rejoindre la terrasse d’un bistrot à plus de 16 heures pour, comme il se doit pour clore les bonnes histoires, terminer la rencontre dans la gaieté autour de tables débordantes de rafraîchissements bien mérités.

Jean Carton

Concernant notre rassemblement, que dire....!!!! Génial, non ??

Un chouette petit groupe mixte, avec une parité plus ou moins respectée (ça, c’est Maryse qui me l’a fait remarquer ; peut être son petit côté féministe, je pense), homogène dans l’escalade des diverses voies que nous avons visitées, aussi somptueuses les unes que les autres, et très homogène sur le choix de la bière. Je me suis bien marré au moment de passer commande autour de la table du café de Briançon. Malgré les quelques signes de fatigue qui envahissaient certains d’entre nous - et oui, on a bien tiré sur les bras en grimpant, et bien sollicité les biceps fémoraux à la descente (j’en sais quelque chose, je marche "tout carré" aujourd’hui comme l’on dirait dans notre gaga régional) - le neurone "j’ai soif", bien reposé et bien acclimaté après ces 2 belles journées de montagne, indique en toute lucidité à ses assesseurs "BIERE" - Quel choix cornélien n’est ce pas ? Blonde, Brune, Ambrée, Blanche, avec de la pêche...bref, on saluera l’opiniâtreté de la serveuse qui réunira la majorité à la "LEFFE" !! Si cela pouvait toujours être comme cela...

Concernant le côté réception, je garderai soigneusement dans un petit coin de ma mémoire ce gite de "L ’Aiguillette du Lauzet"... Une belle adresse logée au fond de sa vallée verdoyante et paisible, une cuisine simple et raffinée - quels bonheurs ces petites rattes, cette tarte au citron... et le génépi pour certains. Nos papilles en vibrent encore.

Et puis, c’est sans compter sur les légendes qui entourent l’endroit, et dont Jean a le merveilleux don de nous raconter. Comment ne pas fondre devant la "triste histoire" du Contrebandier et de son Ane qui trépignait des pieds à l’arrivée des douaniers - C’est de l’ordre du grandiose - On s’allonge dans l’herbe grasse avec une marguerite entre les dents, on ferme les yeux et on entre de pleins pieds nous aussi dans l’histoire.

Qui dit groupe, dit bien sur, partage. Si l’on parlait d’homogénéité au début de ce message, le côté hétérogène eut aussi sa part de marché.

Au delà des nombreux clubs représentés, bon nombre de personnalités furent présentes. Il me sera difficile de parler de tout le monde, mais comment
contourner Jean, bien sûr, notre "bible" certainement "agréger de géographie Alpine", la pragmatique et dévouée Andrée, Brigitte, Gilles... Rien qu’à tous les 4, les listes de courses et de voies parcourues feraient pâlir un régiment de chasseurs alpins. Ensuite la tranche des 35 - 50 environ, dont je fais parti, avec Didier, Yvan, Greg, Yannick, Maryse, trop content de découvrir de nouveaux coins pour grimper, et cherchant, je l’avoue pour ma part, à dépasser encore un peu ses limites, et puis tous les jeunes, Julien, Virginie, Olivier, Arnaud...(j’ai un petit trop de mémoire sur le prénom du petit dernier d’Escapilade, dsl, Pierrick) qui ont la chance d’avoir déjà découvert les activités liées à la montagne. Dans quelques années, ça va "dépoter du bois !!!".

Je garderai mes derniers mots pour François, Visionnaire conquérant, et Jean Cyrille, Générateur d’optimisme. Sans vouloir rentrer dans le mode "popote et compagnie", c’est pas vraiment leurs trucs, je voudrai simplement leurs dire merci, non seulement pour la réussite de ce rassemblement, mais pour l’ensemble de leur œuvre au sein de notre fédé !

Alors, Merci les Gars !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Et à la prochaine, parce que maintenant vous aurez peu être un peu de mal a nous larguer !

Pour finir vous m’excuserez pour les petits accrocs orthographiques dont je suis friand,et les phrases un peu longues parfois ; (j’ai convoyé 2 personnes issues de l’éducation nationale, ce WE, qui ne manqueront pas de m’épingler) .
Mais bon, ce n’est pas bien grave. Merci à tous pour ce bon moment et à très bientôt.

Bien à vous.

Oliv.

Toutes les photos du week-end à voir ICI

FOCUS - Matériel grandes voies :

Pour l’escalade :
- harnais rebel soft
- casque atlantis
- corde cobra 8,6 mm
- dégaine zest 11 cm
- dégaine zest 17 cm

Pour le relais :
- anneau dynaloop 120
- mousqueton be safe Q.2
- pack descendeur-assureur air force 3 + mousqueton be safe

Pour le rappel
- anneau dynaloop 120
- mousqueton be safe
- pack descendeur-assureur air force 3 + mousqueton be safe
- anneau jammy 50 cm - confection autobloquant